"Le Plaisir d'Allaiter"

Vous souhaitez allaiter? Vous allaiter et rencontrez des difficultés? Vous trouvez ici tous les conseils pour réussir votre allaitement!

17 mai 2005

Douleurs & Allaitement

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Pour lutter contre la douleur et la sensibilité des mamelons,

nature151ARNICA 5 CH: 3 granules par jour

Ce médicaments est à compléter en fonction des symptomes suivants :

nature152- Si vous êtes nerveuse, que votre mamelon est très sensible au toucher :
CHAMOMILLA 5 CH: 3 granules 1/4 d'heure avant chaque repas

nature153- En cas de mamelon rouge et très sensible au toucher :
CROTON TIGLIUM 5 CH: 3 granules 1/4 d'heure avant chaque repas

nature155-Lorsque les douleurs ne surviennent qu'au début des tétées
RHUS TOXICODENDRON 5 CH : 3 granules 1/4 d'heure avant chaque repas

nature156- Si vous êtes nerveuse, si vous avez beaucoup de lait, si la douleur irradie du sein tété à l'autre sein :
BORAX 5 CH : 3 granules 1/4 d'heure avant chaque repas


Si les douleurs s'accompagnent de crevasses, le traitement anti-douleur sera complété par :

nature157- En cas de crevasses non compliquées :
PHYTOLACCA 5 CH: 3 granules 1/4 d'heure avant chaque repas

nature158- En cas de fissures qui ont tendance à s'infecter :
PETROLEUM 5 CH: 3 granules 1/4 d'heure avant chaque repas

nature159- En cas de mamelon gercé et ulcéré :
CASTOR EQUI 5 CH: 3 granules par jour + la crème CASTOR EQUI 4% TM 1 application après chaque tétée.

Le contenu de cet article ne remplace bien sur en aucun cas une consultation médicale, ce ci est donné à titre indicatif.

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16 mai 2005

Bébé prend t- il assez de lait?

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Les mères qui allaitent demandent souvent comment savoir que leur bébé prend assez de lait. Le sein n'est pas un biberon, il n’est pas transparent, et il n'est pas possible de voir combien de millilitres ou de centilitres le bébé a bu. Dans notre société obsédée par les chiffres, certaines mères ont du mal à accepter de ne pas savoir exactement quelle quantité de lait a absorbé leur bébé.
Cependant, il y a des moyens pour savoir que le bébé en a pris suffisamment. A long terme, la prise de poids est le meilleur indicateur qui permette de s'assurer que le bébé prend assez de lait, mais les principes qui sont valables pour la prise de poids de bébés nourris au biberon ne le sont pas forcément pour les bébés allaités.

nature1619Des moyens pour le savoir

1 gifsnature50La succion efficace du bébé est particulière.

Un bébé qui obtient beaucoup de lait au sein tète d'une manière très caractéristique. Le bébé ne reçoit pas forcément du lait parce qu’il a le sein dans la bouche et qu’il fait des mouvements de succion. Lorsqu’il reçoit du lait, le bébé ouvre généralement sa bouche très largement quand il tète, et son rythme de succion est lent et régulier. Ses lèvres sont retroussées. Au moment où sa bouche est ouverte au maximum, il fait une pause discernable, que l’on peut aussi observer en regardant son menton. Puis le bébé referme la bouche. Cette pause n'est pas la pause qui sépare deux succions consécutives, mais bien une pause au milieu d'une succion, alors que le bébé ouvre sa bouche au maximum. Si vous voulez vous le démontrer, mettez l’index ou autre doigt dans la bouche et sucez comme vous le feriez avec une paille. Alors que vous sucez, votre menton s’abaisse et reste en bas tant que vous sucez. Quand vous cessez de sucer, votre menton remonte. Chacune de ces pauses correspond à la prise d'une gorgée de lait lorsque le bébé le fait au sein. Plus la pause est longue, plus le bébé boit de lait.

Lorsqu’on reconnaît la pause, on peut éliminer une foule d’absurdités que se font dire les mères qui allaitent, comme de faire téter le bébé 20 minutes chaque côté. Un bébé qui tète de cette façon (avec les pauses) pendant 20 minutes d’affilée peut très bien ne pas téter du deuxième côté. Un bébé qui « tétouille » (ne boit pas) pendant 20 heures aura encore faim lorsqu’il relâchera le sein.

2 gifsnature501Les selles du bébé.

Les premiers jours post-partum, le bébé élimine le méconium, une substance vert foncé, presque noire. Le méconium s'est accumulé dans l'intestin du bébé durant la grossesse. Il s'évacue pendant les premiers jours ; à partir du troisième jour, les selles commencent à s'éclaircir, au fur et à mesure que le bébé reçoit davantage de lait. Normalement, vers J5, les selles ont l'apparence habituelle des selles normales d’enfants allaités. Elles sont pâteuses ou liquides, de couleur moutarde, et d’odeur faible. Cependant, les selles peuvent aussi s'écarter considérablement de cette description. Elles peuvent être vertes ou orange, peuvent contenir des caillots ou des mucosités, ou peuvent avoir la consistance d'une mousse à raser (présence de bulles d'air). Ces variations de couleur ne veulent pas dire qu’il y a un problème. Un bébé qui ne reçoit que du lait maternel et qui commence à avoir des selles qui s’éclaircissent vers son troisième jour de vie, va bien a priori.

Sans que cela devienne une idée fixe, observer la fréquence et la quantité des selles est l'un des meilleurs moyens de savoir si le bébé reçoit assez de lait (mais pas aussi bon que d’observer la pause au niveau du menton). Après les 3-4 premiers jours, on devrait observer une augmentation du volume des selles, et à la fin de la première semaine le bébé devrait avoir quotidiennement 2 à 3 selles suffisamment volumineuses. De plus, la plupart des enfants mouillent une couche après pratiquement chaque tétée. Un bébé qui évacue toujours du méconium au cinquième jour devrait être vu par un médecin le jour même. Un bébé qui n'évacue que des selles de couleur marron ne reçoit probablement pas assez de lait, mais cela n'est pas obligatoire.

Après les 3-4 premières semaines, les selles de certains bébés allaités peuvent se modifier subitement, leur fréquence passant de plusieurs selles quotidiennes à une selle tous les trois jours, voire plus. Certains bébés peuvent passer 15 jours ou plus sans avoir de selles. Tant que le bébé va bien et que les selles ont l'aspect habituel (jaunes, pâteuses ou molles) cela n'est pas une constipation, et il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Aucun traitement n'est nécessaire ni souhaitable, car aucun traitement n'est nécessaire ou souhaitable pour quelque chose de normal. Mais entre 5 et 21 jours, tout bébé qui n'a pas évacué de selles sur une période de 24 heures devrait être vu par un médecin le jour même. Généralement, de petites selles peu fréquentes durant cette période témoignent d'une absorption lactée insuffisante. Il y a des exceptions et tout peut être normal, mais il est préférable de s’en assurer.

gifsnature502Les urines.

Après le 4-5ème jour, vous savez que le bébé prend beaucoup de lait (s’il est exclusivement allaité) s’il mouille abondamment 5 à 6 couches par jour. Malheureusement, les nouvelles couches « super absorbantes » semblent être sèches même lorsqu’elles sont pleines d'urine, mais dans ce cas elles sont lourdes. Il est évident que l’appréciation sera faussée si le bébé reçoit aussi de l'eau (ce qui, de toute façon, est inutile chez bébés allaités ; de plus, si l'eau est donnée au biberon, cela peut interférer avec l'allaitement). Les urines du bébé devraient être très pâles après les premiers jours, mais des urines occasionnellement plus foncées ne sont pas un problème.

Pendant les 2 à 3 premiers jours de vie, certains bébés ont des urines roses ou rouges. Ce n'est pas une raison pour paniquer, et cela n'indique pas que le bébé soit déshydraté. Personne ne sait à quoi est dû ce phénomène, ni même si c'est normal ou non. C'est vraisemblablement dû au fait que, pendant les premiers jours, les bébés allaités absorbent une moins grande quantité de lait que les bébés nourris au lait industriel, mais les bébés nourris au biberon ne sont pas la norme à laquelle les bébés allaités doivent être comparés. Cependant, l’existence d’une telle coloration des urines devrait amener à vérifier que le bébé est bien mis au sein et qu’il tète efficacement. Durant les premiers jours de vie, le bébé ne peut prendre du lait maternel que s'il est correctement mis au sein. Si ce n’est pas le cas, donner de l'eau au biberon, à la tasse ou au doigt ne résoudra pas le problème. Cela permettra seulement au bébé de quitter l'hôpital avec des urines qui ne sont pas rouges. Corriger la mise au sein, utiliser la compression du sein pendant la tétée, cela corrigera le problème. Si une bonne position au sein alliée à la compression des seins n’aboutit pas une absorption de lait suffisante, il y a des moyens pour donner des suppléments sans utiliser de biberon (Feuillet n°5 - Utiliser un DAL). Limiter la durée et la fréquence des tétées peut également contribuer à la diminution de la prise de lait.

nature1620Les éléments suivants NE SONT PAS de bons moyens pour juger

1 gifsnature503Les seins de la mère ne semblent pas pleins.
Après les premiers jours ou semaines, il est normal, pour la plupart des mères, de ne pas sentir leur sein « tendus ». Le corps s'ajuste à la demande du bébé. Ce changement peut apparaître brutalement. Certaines mères qui allaitent parfaitement ne se sentiront jamais engorgées ni n'auront les seins « tendus ».

gifsnature504Le bébé « fait ses nuits ».
Un tel bébé n’est pas nécessairement bien nourri. Un bébé qui dort toute la nuit à 10 jours, par exemple, peut, en fait, ne pas recevoir assez de lait. Un bébé trop somnolent, qui doit être réveillé pour les tétées ou qui est « trop sage », peut ne pas recevoir assez de lait. Il y a beaucoup d'exceptions, mais il sera utile de demander de l'aide rapidement.

gifsnature505Le bébé pleure après la tétée.
Bien que le bébé puisse pleurer après la tétée parce qu’il a faim, il peut aussi pleurer pour de nombreuses autres raisons. Voir également Les coliques. Ne pas limiter pas la durée des tétées. « Finir » le premier sein avant d’offrir le second.

gifsnature506Le bébé tète souvent et/ou longtemps.
Pour une mère, des tétées toutes les trois heures pourront être trop fréquentes ; pour une autre, 3 heures entre les tétées pourra sembler un long intervalle. Pour certaines, une tétée de 30 minutes sera une longue tétée ; pour d'autres ce sera une petite tétée. Il n'y a pas de règle sur la fréquence et la durée des tétées. Il est faux que les bébés prennent 90% de leur ration pendant les 10 premières minutes. Si on laisse le bébé déterminer son propre rythme pour les tétées, les choses iront généralement bien, dans la mesure où le bébé tète efficacement et a au moins 2-3 selles abondantes chaque jour. Si c'est le cas, donner un sein par tétée (ou, tout au moins, le laisser terminer un sein avant de lui proposer l’autre) va souvent augmenter l’espacement entre les tétées. Rappelez-vous qu’un bébé peut rester au sein pendant deux heures, mais s'il ne tète efficacement (type de succion : ouverture-pause-fermeture) que 2 minutes, il lâchera le sein en étant toujours affamé. Si le bébé s'endort rapidement au sein, la mère peut comprimer le sein pour stimuler l’écoulement du lait (voir => Compression du sein). Contacter une personne compétente en matière d’allaitement à la moindre inquiétude, et attendre avant de donner des compléments. Si des compléments sont réellement nécessaires, il y a des moyens de le faire sans utiliser de tétine (voir => Utiliser un DAL).

gifsnature507« Je ne peux exprimer que 10 ml de lait »
Cela ne veut rien dire et ne devrait pas vous influencer. Quel que soit le cas, il n’est pas nécessaire que la mère tire son lait « juste pour voir ». La majorité des femmes ont beaucoup de lait. Le problème le plus fréquent est que le bébé ne prend pas le lait qui est disponible, parce qu’il n’est pas mis correctement au sein, ou que sa succion est inefficace, ou les deux. Ces problèmes peuvent souvent être rapidement résolus.

gifsnature508Le bébé accepte de prendre un biberon après la tétée.
Cela ne veut pas nécessairement dire que le bébé a faim. De plus, ce n'est pas une bonne idée, car le biberon peut interférer avec l'allaitement.

7 gifsnature509 A 5 semaines, tout d'un coup le bébé lâche le sein au bout d’un moment et semble encore avoir faim.
Cela ne veut pas dire que le lait s'est « tari » ou que la production a diminué. Pendant les premières semaines, les bébés s'endorment souvent au sein quand le flot de lait diminue même s'ils n'en ont pas eu suffisamment. Quand ils sont plus âgés (4-6 semaines), ils ne s'endorment plus, mais lâchent le sein ou semblent insatisfaits. La sécrétion de lait n'a pas changé ; c'est le bébé qui a changé. Utiliser la compression du sein pour augmenter le flot de lait reçu par le bébé.


nature1621Remarques sur les courbes de poids et les balances

1  gifsnature5010Les balances sont toutes différentes. Nous avons trouvé des différences importantes d'une balance à l'autre. Les poids sont souvent mal notés. Une couche mouillée peut peser jusqu’à 250g, donc les bébés devraient être pesés nus.

2  gifsnature5011Beaucoup de règles concertant la prise de poids ont été élaborées à partir d'observations de bébés nourris au lait industriel. Elles ne s'appliquent pas forcément aux bébés allaités. Une prise de poids lente au début peut être compensée plus tard, en améliorant la pratique d'allaitement. Les courbes de poids sont uniquement des guides.
Traduction du feuillet n° 4 du Dr Jack Newman, MD, FRCPC © 2003
« Is My Baby Getting Enough Milk?».
Révisé en janvier 2003

Le bébé prend-il assez de lait ?

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Le massage aréolaire

clipart285Massage aréolaire


Le massage aréolaire soulage le sein, lorsqu'on y éprouve une tension; il peut également avoir un rôle d'amorce avant tétée, permettant d'éjecter une partie du pré-lait (c'est pratique avant de mettre un bébé faiblard, de peu de vigueur de succion) ou de stimuler la sécrétion du lait en dehors des tétées.

Le massage aréolaire peut s'effectuer seul, ou bien être suivi d'une expression au tire-lait. Son utilité va de vider partiellement le sein pour récolter du lait, à drainer le sein entre deux tétées (lymphangite par exemple), désengorger votre sein (votre poitrine est gorgée non pas de lait, mais d'eau infiltrée dans les tissus de vos seins, le plus souvent parce qu'une tétée a été sautée, ou dans les premiers jours post-partum, lorsque l'eau migre de la zone utérine vers les seins) voire pour soulager les seins;

Il est assez idéal quand la maman est séparé de ses petits, et doit stimuler, et stimuler ses seins. (séparation mère/enfants ou reprise du travail).

Ce massage couplé si possible au tire-lait peut bien aider dans la stimulation de la lactation.


Faites ce massage aréolaire au-dessus d'un bol stérilisé, comme cela, si vous reccueillez du lait, c'est super, vous pourrez le conserver pour vos bébés, qu'ils soient séparés de vous (à réfrigérer ou congeler) ou avec vous (à cuisiner dans un gâteau si les enfants en ont l'âge, ou à congeler comme réserve...).

Dans le cas d'un engorgement, vous pouvez aussi aller au bain, et les seins sous l'eau, faire le massage aréolaire; le lait est "perdu", mais l'eau chaude du bain soulage et aide au drainage.


ani138Massage aréolaire:

* dans un premier temps, les mains propres, effleurer tout doucement le sein;
* dans un deuxième temps, expression du "pré-lait":

masser très doucement l'aréole du bout du doigt, dans un mouvement depuis le bout de l'aréole vers l'extrêmité du mamelon. Il devrait y avoir quelques gouttes qui perlent, c'est le "pré-lait"; l'aréole est ou devient très souple.
* dans un troisième temps, stimulation du mamelon:

mettez votre main en coupe devant votre sein; avec votre pouce et un doigt, le pouce au dessus, au bord de l'aréole, et le doigt au dessous, au bord de l'aréole également, touchez doucement le sein, puis pressez sur le sein vers l'arrière, toujours au niveau de la périphérie du mamelon; puis doucement ramenez vos doigts vers le bout du sein, pour entrer dans un mouvement d'étirement du mamelon. Cela peut occasionner un flux rapide ou bien au bout de quelques minutes. Cela ne doit pas être douloureux, et vous ne devez pas manipuler le bout de votre sein.
* finissez en massant doucement l'aréole, le sein.

Choix d'un tire-lait: tout dépend de vos besoins; fréquemment sans pour autant le quotidien, un tire-lait à pile et secteur sera très bien; en savoir plus..... (Expression quotidienne: prévoir la location d'un générateur)

PETITE VIDEO
ICI tout en bas

ani1381Points Importants où le massage peut être utile:

* Lymphangite: un bobo, une grippe du sein qui nécessite qu'on vide le sein le plus fréquemment possible
* les enfants refusent le sein, parfois car le sein est trop plein, trop dur, et le lait coule difficilement
* post-partum avec des seins "comme des pastèques"
* alors pensez au drainage manuel avant de proposer le sein

Source = http://www.allaitement-jumeaux.com

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Tirer son lait manuellement

clipart315Exprimer manuellement du lait


nature24Pourquoi ?

Exprimer manuellement du lait, ou encore "tirer" son lait à l'aide de ses mains, peut se révéler utile à de nombreux moments de l'allaitement. Engorgements, utilisation ultérieure du lait recueilli (à donner à boire au bébé, pour nettoyer des yeux ou une peau irritée, ...), réflexe d'éjection très fort, lait de fin de tétée donné de préférence à un bébé qui a des besoins spéciaux, etc., peuvent amener les mères à souhaiter savoir faire ce geste.

Quand il s'agit d'un besoin ponctuel, il est souvent considéré comme plus pratique que l'utilisation d'un tire-lait. Mais y compris dans des situations comme les séparations régulières de la mère et de l'enfant, il peut être préféré à l'utilisation d'un tire-lait.

Bien entendu, ce n'est pas un geste obligatoire non plus, et de nombreuses mères ont allaité des enfants sans avoir jamais eu à exprimer du lait.

nature241Les points forts

=>Aucun matériel à emporter, ni à nettoyer

=>Pas besoin d'électricité

=> Toujours disponible dans toutes les situations, y compris en cas d'urgence


nature242 Les poins faibles

=>Une certaine expérience de la pratique est nécessaire

=> Parfois salissant (le lait peut gicler dans tous les sens)

=>Certaines mères n'aiment pas le geste


nature243En image, comment faire

1. Placez le pouce et l'index de part et d'autre de l'aréole (dessin 1) en appuyant vers la cage thoracique (vers l'arrière).

2. Ramener le pouce et l'index vers l'avant, en les rapprochant l'un de l'autre (dessin 2). Le sein est alors légèrement tiré vers l'avant. Attention, ce geste doit être absolument indolore. Essayez de vous baser sur les sensations éprouvées lors d'une tétée du bébé. Recommencez à partir de 1.

3. Après plusieurs mouvements, quelques gouttes de lait peuvent couler. Ensuite, quand un flux de lait est amorcé, le lait se met à gicler, parfois dans tous les sens. Récoltez le avec une tasse ou un bol.

4. Quand le lait coule moins, vous pouvez déplacer vos doigts autour de l'aréole (dessin 3). Puis changer de sein.

1

2

3

Les images sont reprises du livre "Aider les mères à allaiter" de l'OMS

sinon voici une technique d’expression manuelle que vous pouvez mettre en pratique très simplement :

nature244Il peut être nécessaire de faire plusieurs essais pour apprendre à tirer votre lait à la main. Aussi, entraînez-vous avant de reprendre le travail. Avant de commencer l’expression manuelle, lavez vos mains et prévoyez un récipient propre pour collecter le lait.

nature245Pour exprimer votre lait, placez vos doigts et votre pouce en forme de C majuscule environ à 2,5 à 5 cm en arrière du mamelon et de l’aréole.
Evitez de pincer le sein.
Appliquez une pression ferme, poussez vers la cage thoracique. Pour un sein important, soulevez le sein avant d’appuyer.

nature246Roulez le pouce et les doigts vers l’avant pour comprimer et vider les sinus lactifères.
Faites attention à ne pas appuyer trop fort sinon vous pourriez meurtrir les tissus du sein.
Ne tirez pas sur le mamelon.

nature247Répétez ces gestes pour extraire le lait. Placer, pousser et rouler.
Après avoir vidé les canaux lactifères, placez votre main de façon à vider d’autres canaux.
Déplacez votre main dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

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La grève de tétée

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Si petit et déjà en grève !


Voir son bébé refuser le sein est sans doute une des situations les plus déroutantes et les plus angoissantes que puisse vivre une femme qui allaite. Les nombreux témoignages que nous publions dans les pages suivantes en sont la preuve : "je me sentais rejetée", "j'avais l'impression qu'il ne voulait plus de moi", "c'était l'enfer", etc. Tous témoignent d'un désarroi intense.

D'autant plus intense que très souvent, l'entourage médical et familial n'est alors d'aucune aide ("manifestement votre bébé préfère le biberon", "il doit sentir que vous ne désirez pas vraiment l'allaiter", "tu as essayé, c'est bien, n'insiste pas", "ton bébé veut sûrement se sevrer", etc.), quand il ne désapprouve pas ouvertement ce qu'il perçoit comme un "acharnement" inexplicable, voire pathologique.

Pourtant, les épisodes de refus du sein et les "grèves de la tétée" ne sont pas si rares que cela, et peuvent survenir à divers moments de la relation d'allaitement.

Si elles ne sont pas abusivement confondues avec un sevrage (1), les grèves de la tétée finissent généralement par se solutionner, soit qu'on en ait trouvé la cause et qu'on ait pu y remédier, soit que, sans qu'on la connaisse jamais (il y a des grèves sans revendications affichées !), un peu de temps et d'attention résolve le problème.

Nous ne ferons pas ici la liste exhaustive de toutes les causes possibles et imaginables de grève de la tétée (2), et nous contenterons d'évoquer quelques cas parmi les plus courants.

bb05Dès la naissance

Un bébé qui semble refuser le sein dès le début est le plus souvent un bébé qui a été perturbé pendant l'accouchement (3) ou dans les moments qui ont suivi.

On sait par exemple que la séparation mère/enfant pendant les premières heures après la naissance peut gravement perturber le réflexe de succion, qui est au plus fort à ce moment-là, et faire qu'ensuite le bébé ne "veuille plus téter".

De même certaines mises au sein particulièrement "musclées" peuvent avoir des résultats catastrophiques. Si par exemple, en voulant "aider" le bébé à prendre le sein, on tient sa tête et on la pousse vers le sein, il y a un risque important pour qu'il la rejette en arrière de façon réflexe. Et ceci peut se reproduire lors des tentatives suivantes, même si plus personne ne touche sa tête.

Une autre possibilité est que la mère, soit parce qu'elle n'est pas informée soit parce qu'elle n'a pas le bébé proche d'elle, ne détecte pas les petits signaux que celui-ci envoie et qui montrent qu'il est prêt à téter : yeux qui bougent sous les paupières, lèvres qui font des mouvements de succion, succion des poings, des mains, bras et jambes qui bougent, appel par de petits cris doux d'une syllabe...

Si ces signaux d'appel ne sont pas perçus, que va-t-il se passer ? Au début, souvent rien : le bébé va rester sur sa faim et replonger assez vite dans un sommeil profond. Si ensuite on essaie, pendant ce sommeil profond, de lui proposer le sein, il n'arrivera pas à se réveiller suffisamment et aura l'air de "refuser" le sein.

Si ces signaux sont ignorés pendant plusieurs heures, au réveil suivant, le bébé va plus ou moins sauter ces signaux "subtils" et se mettre tout de suite à pleurer. C'est alors qu'il peut hurler, se cabrer, donner l'impression qu'il ne sait plus les gestes pour téter, voire qu'il "refuse" le sein, en rejetant tout son corps en arrière.

Autres causes possibles d'un apparent refus du sein : douleur du bébé due à un traumatisme au moment de l'accouchement, problème médical (cécité, surdité...), ictère, hypertonie du bébé qui lui fait "arquer" son corps, odeur des produits mis sur le mamelon, hypersensibilité du bébé aux stimuli, etc.

bb06Après quelques jours

Un bébé qui a bien tété les premiers jours et se met à "refuser" le sein a, le plus souvent, été perturbé dans sa succion par l'introduction de biberons de complément et/ou de sucettes.

Nous ne reviendrons pas ici sur le problème de la confusion sein/tétine, que nous avons déjà abordé (4), mais c'est sans doute la cause principale de refus du sein dans les premiers jours.

Une seconde cause possible est le réflexe d'éjection fort : le bébé qui se débrouillait bien les tout premiers jours avec le débit du colostrum, est soudain complètement submergé et dépassé au moment de la "montée de lait". Il tousse, s'étrangle, et si l'on n'y prend pas garde (5), peut finir par vraiment refuser ce qui pour lui, est devenu une expérience franchement désagréable.

bb07Au fil de l'allaitement

Comme on le verra dans les témoignages qui suivent, un bébé de quelques mois peut faire la grève de la tétée pour des raisons très diverses. Citons-en quelques-unes.

=>Un bébé particulièrement sensible à l'humeur de l'entourage, et en premier lieu de sa mère, peut faire grève si le climat est trop "chargé", ou si la famille est trop occupée (cas typique du déménagement).

=>Un bébé qui a mordu le sein et dont la mère a réagi trop vivement, peut être tellement sidéré et choqué qu'il en arrête de téter.

=>Un bébé peut être dérouté par le goût "salé" qu'a souvent le lait juste après une mastite.

bb08Grève unilatérale

Cette dernière cause entraîne en général le refus d'un seul sein, celui qui a été affecté par la mastite.

D'autres raisons peuvent faire que le bébé refuse un seul sein. Elles tiennent en général au fait que le bébé ne se sent pas bien quand il est positionné à un des seins : narine bouchée, otite, hernie, vertèbre déplacée, clavicule cassée au moment de l'accouchement, position in utero.

Ou bien qu'objectivement, un des seins est "moins bien" que l'autre : sein plus engorgé, mamelon plat ou ombiliqué, sein qui "donne" moins de lait, canaux lactifères endommagés par une blessure ou une chirurgie, tumeur.

bb09Il faut savoir terminer une grève

Si la cause de la grève ou du refus est bien identifiée, il faut bien évidemment travailler d'abord à la supprimer. Par exemple, si l'on pense que le bébé est incommodé par un parfum ou un déodorant, on commencera par s'en débarrasser.

Mais la suppression de la cause (quand elle est connue, ce qui est loin d'être toujours le cas) ne suffit pas toujours à rétablir la situation. Il faut souvent, en quelque sorte, "réapprivoiser" le bébé, pour qu'il soit à nouveau convaincu du bonheur de téter.

Pour cela on peut essayer d'allaiter le bébé dans une autre position et dans un autre environnement que d'habitude, l'allaiter quand il est à moitié endormi, l'allaiter en marchant, prendre un bain avec lui (méthode préconisée par les sages-femmes australiennes pour aider le bébé à retrouver les mouvements de succion), favoriser le plus possible le contact peau à peau, ... et essayer de se détendre !

nature1617Conclusion

Fort heureusement, la plupart des grèves de la tétée se résolvent en deux ou trois jours, et rien ne peut égaler la joie qui inonde la mère - et le bébé - quand elle sent à nouveau son petit téter goulûment et avec bonheur. Cela aurait vraiment été trop bête de confondre cet épisode avec un sevrage...

Claude Didierjean-Jouveau
en collaboration avec Laure Marchand-Lucas

(1) Pour distinguer sevrage et grève de la tétée, une règle simple, qui souffre peu d'exceptions : un refus brutal du sein ne peut pas être un sevrage induit par le bébé.
(2) Nous renvoyons pour cela au Breastfeeding Answer Book, chapitres "Breast refusal", "Persuading the baby to take the breast" et "Refusal of one breast" (pp. 268-276), ainsi qu'aux articles de la LLLettre des Associés médicaux, "La grève de la tétée" (LLLAM n° 18, p. 5) et "Bébé refuse un sein" (LLLAM n° 9, p. 4).
(3) Les médicaments donnés à la mère peuvent induire chez le bébé une léthargie, une somnolence pendant les premiers jours, qui peuvent être confondues avec un refus du sein.
(4) Voir Allaiter aujourd'hui n° 28, p. 10.
(5) Voir Dossiers de l'allaitement n° 28, p. 17.

Source La Leche Ligue

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Courbe de croissance du bébé allaité

fleur_rosePoids/courbe de croissance des bébés => quand nos bébés prennent moins que ceux de la voisine...

Un bébé au sein ne prends pas obligatoirement moins (il ne risque pas l'obésité) pourquoi voulez-vous que vos bébés soient aussi gros que ceux de votre voisine?

nature1612"Oui, mais les points de notre courbe ne sont pas sur la courbe du haut" - "Oui, mais "ils prennent moins que le fils de la voisine"


=>On a entendu dire que les bébés allaités prenaient moins de poids que les bébés au lait industriel. Tout d'abord, plutôt que parler en absolu: par exemple "les-enfants-d'un-mois-doivent-peser-3kg800" (chiffre tout à fait arbitraire), disons que les enfants doivent prendre du poids régulièrement. Ne pas non plus se précipiter sur les compléments parce que Bébé n'a pris "que 15g depuis hier".

==>Même si vous optez pour peser vos bébés tous les jours, ne visualisez la courbe de croissance que dans sa globalité: d'un lundi à l'autre lundi, par exemple (et non lundi à mardi, mardi à mercredi etc.).

==>A chaque pesée, vous notez le poids de chaque enfant, le reportez sur une courbe, et entre deux lundis (gardons le même exemple de pesée hebdomadaire), le poids a augmenté.

Donc d'une semaine à l'autre, vos bébés grossissent, prennent du poids. Bien. Très bien.



nature1613 "Oui, mais les points de notre courbe ne sont pas sur la courbe du haut".

=>Je parle évidemment de ces courbes qui nous sont fournies toutes prêtes, et sur lesquelles nous n'avons plus qu'à reporter les poids de nos enfants: ces courbes toutes prêtes, sont la courbe des minima, et la courbe des maxima, qui représentent des moyennes, comme l'indique leur nom.

==>Portez votre attention sur le type de courbe, surtout si vous avez un garçon et une fille. Les moyennes des filles sont différentes de celles des garçons, les petites filles sont plus légères, plus petites. Attention aux tendances générales qui vont vers une taille plus élevée pour les enfants, par rapport à il y a trente ans, de la même manière qu'un homme de trente ans environ est plus grand que la moyenne des hommes de soixante ans environ. de plus, mais là, c'est mon avis très personnel, il y a moins d'écarts entre filles et garçons quand ils sont ados.

===>Portez votre attention sur vous, votre famille, "vos gènes": si vous êtes majoritairement petits, minces, légers, ne vous attendez pas à ce que vos enfants soient dans les maxima. C'est sûr que notre fierté de parents nous pousserait volontiers à grandir nos bébés, à pousser sur leur poids, et la taille de leurs vêtements, et plus tard, sur leurs performances. Et c'est normal. Nous sommes fiers de nos enfants, c'est un peu de nous, c'est notre réussite de couple aussi.

Mais restons clairvoyants, il ne s'agit pas de leur voir des défauts, mais de rester réaliste dans leur corpulence, dans leur poids, dans leur taille.

====>Une croissance régulière, un bébé qui rit, qui sourit, qui joue, attire plus le regard qu'un bébé gras: car l'image erronée du bébé gras-bébé en bonne santé, c'est fini, Dieu merci, nous avons toute une génération de jeunes hommes, et femmes, qui passent leur temps en régimes pour avoir,dans leur jeunesse, ingurgité des bouillies-grosses bouilles.


nature1614"Oui, mais "ils prennent moins que le fils de la voisine".


=>De la même manière, ne vous focalisez pas à outrance sur la pente de leur courbe. Ce n'est pas parce que le fils de votre voisine prend 30g par jour que vos enfants vont faire de même, la prise régulière de 20-25g par jour avec des sauts de temps à autres est très bien. De plus, quand vous lisez qu'au cours du premier trimestre les enfants doivent prendre 30g/jour, il s'agit de "normes" avec des guillemets, ce sont des chiffres pour bébés au biberon, pas pour bébés au sein.

==>Du fait que vos enfants soient allaités, ils ne prennent que ce dont ils ont besoin. L'enfant au biberon a le désavantage de boire une solution tout prête, et pas adaptée systématiquement, loin de là, à son besoin du moment.
L'enfant au biberon court donc forcément le risque de grossir, car on lui a proposé des choses en trop. C'est une première étape vers l'obésité. Vous même adulte, si vous prenez une ration de trop par jour (200kcal, genre une pâtisserie "inutile" et quotidienne), ce sont près de 10kg (moyenne chez certains) qui vous attendent au bout d'un an.
Et bien c'est pareil pour l'enfant: une grosse ration de trop entraîne une habitude de l'estomac, donc une grosse faim et de grosses assiettes pour toute la vie et un surpoids non négligeable dès l'état de bébé, et ensuite en tant qu'adulte (à moins de faire marche arrière en douceur, mais fermement quand il sera temps).
Le lait maternel s'adapte aux besoins de bébé, tout au long de sa tétée, et tout au long de sa journée, et tout au long de l'allaitement prolongé.

=>Le bébé allaité ne reçoit pas de calories inutiles, puisqu'il ne les demande pas. Par conséquence, le bébé qui tète au sein ne prend pas de poids inutile (c'est entre autre pourquoi il n'y a pas d'obésité chez le bébé allaité, ni en tant que bébé, ni plus tard quand il sera adulte.

A une exception près, que je me dois de rapporter: un jour, une maman qui allaite son bébé de cinq mois environ s'inquiète: j'ai peur que mon fils ne devienne obèse, celui de ma soeur l'est. Mais le mien, je l'allaite. Donc il ne devrait pas être obèse, n'est-ce pas?

Et puis d'ajouter: je le laisse assez souvent seul, dans son maxi-cosi, et bon je suis dans la maison à faire autre chose, mais pour qu'il ne s'ennuie pas, je lui donne un gâteau.

==>Il est certain que cet enfant, allaité, a des risques de développer une obésité, car le lait maternel ne brûle pas (à ma connaissance) les calories des gâteaux ingurgités tout au long d'une journée. Donc soyons réalistes. Et surtout, évitons le "tiens prends un gâteau et reste tranquille" ou "prends un gâteau et tais-toi" ou "mange et tais-toi". Sinon c'est le premier pas vers une psychologie de l'adulte qui mangera pour se remonter le moral.

===>Du fait que les enfants aient tous des croissances individuelles, que certains enfants aient très faim, et d'autres peu faim, que des enfants aient des métabolismes tels qu'ils sont "carboniques" ou non, ces enfants n'auront pas la même pente de croissance. (Et c'est pareil chez les bébés au biberon.)

Conclusion:

Donc ne vous fixez pas sur la position de vos bébés par rapport aux courbes fournies dans vos carnets ou livres (courbes qui sont des moyennes). Considérez la croissance globale de vos enfants, voyez
nature05 s'ils prennent régulièrement (même s'ils prennent "en escaliers", c'est-à-dire 20g par jour pendant quatre jours et soudain 50g en un jour),

nature051s'ils ne perdent pas trop de poids (on peut perdre un peu de poids sur un jour ou deux, il ne faut pas trop que cela se prolonge; essayez d'analyser cette perte de poids avant d'introduire biberon et complément),

nature052s'ils ont une bonne bouille bien épanouie, s'ils font envie, amour s'ils ont une bouille satisfaite, repue, après la tétée....

nature053s'ils mouillent 6 ou 7 couches et font au moins 1 ou 2 selles quotidiennes (les 6 premières semaines)

nature054s'ils mouillent 6 ou 7 couches (le nombre de selles peut passer à une selle hebdomadaire après leurs 6 semaines)

Pourquoi vous fier à ces chiffres qui concernent des enfants au lait industriel?

Pourquoi employer les mêmes bases?

Pourquoi vos interlocuteurs veulent-ils employer les mêmes bases?

nature1615La prise pondérale n'est pas le seul facteur de la bonne santé d'un enfant; sans occulter chaque cas dans sa réalité, pourquoi vouloir rester dans l'image sociale d'après-guerre, "mangez ma blédine, que je sois bien gros et donc bien portant".

Savez-vous que les courbes de carnets de santé sont faites à partir d'enfants au lait artificiel?

l'OMS estime ces courbes trop élevées; en fait, l'enfant nourri au sein n'entre pas forcément dans ces courbes, et ce n'est pas forcément le lait maternel qui manche de richesse, ce sont ces courbes qui sont trop grosses -un pas vers la cause de l'obésité: les biberons font grossir plus que ne le ferait le métabolisme de façon naturelle!

nature1616 Ajoutons que les courbes des carnets de santé sont même dépassées pour les BB bib d'aujourd'hui; elles ont été conçues à partir des moyennes des BB bibs des années cinquante !

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15 mai 2005

Semaine Mondiale de L'allaitement 2005

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Semaine mondiale de l'allaitement maternel 2005

La semaine mondiale de l'allaitement maternel est organisée au niveau international depuis plus de 10 ans afin de rendre un maximum de personnes sensibles à l'importance de l'allaitement maternel. Chaque année, un thème est fixé par la WABA (World Alliance for Breastfeeding Action). Celui pour l'année 2005 est:

Allaitement maternel et aliments de suite - c’est aimant et sain.

La semaine mondiale de l'allaitement maternel aura lieu du 3 au 9 octobre 2005.

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L'heure d'allaitement

Lorsque vous reprendez le travail, vous aurez droit à une heure dite d'allaitement, à prendre au cours du travail(article L 224-2 du Code du travail. Ci-après CT)

Cette heure est généralement comprise comme autorisant à prendre deux pauses d'allaitement de deux demi-heures pour tirer son lait (article R 224-1, al 1 du CT).

Cependant, dans sa vocation première, il s'agissait de permettre à ce que l'enfant soit amené sur le lieu du travail afin que la mère puisse l'allaiter. Cette règle d'origine figure toujours dans le Code du travail à l'article L 224-3.

Le code du travail énonce même que la mère qui allaite doit pouvoir se reposer en position allongée (art. R 232-10-3 CT)

L'heure d'allaitement n'est pas rémunérée sauf aménagement conventionnels plus favorable (convention collective).

L'employeur qui contreviendrait à ces règles commettrait une contravention dite de cinquième classe l'exposant à une sanction de 3000 euros (art. R 262-7 CT).


Le bénéfice de cette heure est souvent refusée aux fonctionnaire sur la vase d'une circulaire du 9 août 1995 (FP/4 n° 1864). Toutefois, cette circulaire n'est en réalité pas consacrée à l'heure d'allaitement, mais à des pauses que la mère pourrait avoir à faire, en quittant son travail pour aller allaiter son enfant. Elle est donc improprement opposée aux fonctionnaires.
Certes également, le droit du travail ne s'applique en théorie pas aux fonctionnaires en première intention.Toutefois, lorsque le droit de la fonction publique est silencieux sur un point précis, ce qui est le cas ici, la circulaire, on vient de le voir, ne concernant pas l'heure d'allaitement, le Conseil d'Etat a retenu que le droit du travail devait s'appliquer (CE, Ass. Dame Peynet, 8 juin 1973).

nature1611 Je remercie Grandma pour cet article très utile.

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Allaitement & travail => ce que dit la loi

allaiCE QUE DIT LA LOI

=>Le Code du travail français prévoit différentes dispositions, anciennes pour la plupart, destinées à faciliter l’allaitement par les mères qui ont repris leur emploi à l’issue du congé de maternité.

=>Comme elles ont été très peu voire pas du tout utilisées pendant des décennies, elles sont le plus souvent complètement inconnues de l’employeur, qui va les découvrir par la mère qui veut faire valoir ce droit. A elle donc de se munir des textes officiels, comme l’ont fait un certain nombre de celles qui témoignent dans les pages suivantes.

=>L’expérience montre que les réactions des employeurs sont variées : depuis celui qui refuse tout jusqu’à celui qui accepte sans discussion, en passant par celui qui refuse que les pauses soient utilisées pour autre chose que pour allaiter le bébé en direct (c’est-à-dire pour tirer son lait ou pour raccourcir la journée de travail). A chacune de voir jusqu’où elle est prête à aller pour faire respecter ses droits : dans certains cas, mieux vaut céder plutôt que d’avoir des relations de travail empoisonnées ; d’un autre côté, faute de respecter les dispositions du code, l’employeur s’expose à des sanctions pénales, et en cas de problème, on peut en parler à son inspecteur du travail.

=>Cela dit, en quelques années, l’ « heure d’allaitement » est devenue de plus en plus connue, on en a parlé dans les magazines grand public, et il devrait être de moins en moins difficile de l’obtenir.



Les locaux

=>L’article L. 224-3 du Code pose le principe général selon lequel « la mère peut toujours allaiter son enfant dans l’établissement » ; le local destiné à cet effet doit être séparé de tout local de travail, avoir un point d’eau à proximité, être propre, pourvu de sièges convenant à l’allaitement, et correctement chauffé.

=>L’article 224-4 prévoit par ailleurs que les entreprises employant plus de cent femmes peuvent être mises en demeure d’installer des « chambres d’allaitement » ; pas moins de 20 articles du Code décrivent par le menu l’aménagement et l’équipement de ces chambres d’allaitement, qui ressembleraient davantage à des crèches d’entreprise (alors que dans le simple local, « les enfants ne peuvent séjourner que pendant le temps nécessaire à l’allaitement »).

=>Ajoutons que d’après l’article R. 232-10-3 (issu du décret du 31 mars 1992), « les femmes enceintes et les mères allaitant leurs enfants doivent avoir la possibilité de se reposer en position allongée, dans des conditions appropriées. » Cette règle plus récente est très intéressante, car fort utile et d’application beaucoup plus large, puisqu’elle concerne toute entreprise quel qu’en soit l’effectif, et profite à toute salariée qui déclare allaiter, et non pas seulement à l’allaitement sur le lieu de travail.



Les pauses d’allaitement

=>Le temps d’allaitement pendant le travail est prévu par le Code pour tout type d’entreprise et quel que soit l’effectif : « pendant une année à compter du jour de la naissance, les mères allaitant leurs enfants disposent à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail » (art. L. 224-2), « répartie en deux périodes de trente minutes, l’une pendant le travail du matin, l’autre pendant l’après-midi. Le moment où le travail est arrêté pour l’allaitement est déterminé par accord entre les intéressées et leurs employeurs. A défaut d’accord, il est placé au milieu de chaque demi-journée de travail » (art. R. 224-1).



Rémunérées ou pas ?

=>On estime actuellement que « dans le silence des textes » et comme l’a rappelé la réponse ministérielle du 12 avril 1993 à la question écrite d’un député, ces pauses ne sont pas considérées comme du travail effectif, et ne sont donc pas rémunérées. Sauf dans certaines conventions collectives de branche (1).

=>Cela dit, les choses devraient changer sur ce point quand la France aura ratifié la convention OIT (voir plus bas), ce qui nous ramènerait d’ailleurs à l’esprit de la loi d’origine. En effet, dans la « proposition de loi relative à la protection de l’allaitement maternel adoptée par la Chambre des députés dans sa séance du 12 juin 1913 », il est dit expressément : « Il est interdit de décompter en aucune façon du montant du salaire journalier l’heure destinée à l’allaitement » (2). Il ne m’a pas été possible de trouver comment cette phrase a ensuite disparu !



Et les fonctionnaires ?

=>Les fonctionnaires (d’Etat ou territoriaux) et assimilées fonctionnaires se voient souvent refuser les pauses d’allaitement au motif d’une circulaire de 1997 disant que sauf dans les cas où le lieu de travail comporte une crèche et où l’enfant y est gardé, il ne saurait être question d’accorder à la mère des pauses d’allaitement.

=>Interrogée par nos soins, Martine Herzog-Evans, maître de conférences en droit, nous a répondu qu’« une circulaire n’étant pas une véritable norme juridique », cela veut dire que le droit de la fonction publique est muet sur le sujet. Or dans ce cas, « la jurisprudence (arrêt Conseil d’Etat Dame Peynet, du 8 juin 1973) est claire : lorsqu’il y a un trou dans le droit de la fonction publique (y compris des collectivités territoriales), le droit social commun doit s’appliquer, et cela constitue même un principe général du droit. »

=>En cas de refus donc, si le recours aux syndicats n’a rien donné et que la mère veut se battre, poursuit M. Herzog-Evans, « il faut qu’elle demande une décision officielle écrite du responsable indiquant clairement qu’il y a refus, et qu’ensuite elle attaque la décision en saisissant le tribunal administratif. Un hic majeur : elle risque de se battre pour la gloire, car les TA mettent longtemps à statuer. Je crois néanmoins qu’il faut désormais avoir une démarche résolument militante sur ces questions et provoquer des décisions de jurisprudence pour bien signifier que l’allaitement est un droit. »



Congés d’allaitement

=>Contrairement à ce que croient certains, il n’existe pas de « congé d’allaitement » - sauf dans certaines conventions collectives, comme celle de la Croix-Rouge et celle de l’audiovisuel qui dit que « sur présentation d’un certificat médical en attestant la nécessité, un congé supplémentaire rémunéré de quatre semaines pour allaitement pourra être alloué à l’issue du congé de maternité » (1).

+>Ce qu’on appelle ainsi est en fait le congé « pour suites de couches pathologiques », qu’un certain nombre de médecins accordent effectivement en cas d’allaitement, mais qui est un congé maladie soumis aux règles de tout congé maladie (possibilité d’être contrôlée notamment).

+>Cela dit, j’ai eu la surprise de trouver ceci sur le site web d’une CPAM (caisse primaire d’assurance maladie) : « Si l’allaitement est bénéfique à la santé de l’enfant, la mère peut demander à un médecin de prolonger son congé, soit par un congé pour couches pathologiques, soit par un congé maladie supplémentaire. » L’allaitement étant toujours « bénéfique à la santé de l’enfant », on aurait donc l’aval de la Sécu ?!

La convention OIT

=>En juin 2000, l’Organisation Internationale du Travail adoptait la nouvelle convention sur la protection de la maternité (convention n° 183). Son article 10 réaffirmait le droit aux pauses d’allaitement :

amour 1. La femme a le droit à une ou plusieurs pauses quotidiennes ou à une réduction journalière de la durée du travail pour allaiter son enfant.

2. La période durant laquelle les pauses d’allaitement ou la réduction journalière du temps de travail sont permises, le nombre et la durée de ces pauses ainsi que les modalités de la réduction journalière du temps de travail doivent être déterminés par la législation et la pratique nationales.

=>Ces pauses ou la réduction journalière du temps de travail doivent être comptées comme temps de travail et rémunérées en conséquence.

=>La convention s’accompagne de recommandations qui disent entre autres que « des structures pour l’allaitement des enfants (…) sur le lieu de travail ou à proximité » devraient pourvoir être crées.

=>La France a voté la convention et a dit qu’elle la ratifierait. Début septembre 2002, elle ne l’avait toujours pas fait (renseignements pris auprès de l’OIT).


Un jugement à retenir

Quelques jours avant la fin de son congé maternité, Patricia Pasco append que son employeur, Séphora, entend lui faire suivre une formation de trois semaines à 170 km de chez elle.

Patricia refuse car elle allaite son bébé matin et soir. A la suite de ce refus, Séphora licencie Patricia qui se lance alors, avec le soutien de la CFDT, dans une procédure pour licenciement abusif et vexatoire. Pour elle-même, « mais aussi dans l’intérêt collectif de rappeler ce droit à l’allaitement de toutes les salariées ».

Le 27 février 2001, dans un jugement qui fait désormais jurisprudence, le Conseil des prud’hommes de Brest lui a donné raison, en condamnant Séphora à payer 140.000 F pour non-respect de l’article L224.2 du Code du travail sur les pauses d’allaitement et du « droit au respect de la vie privée et familiale » (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme).


(1) Voir sur le sujet l’article de Christian Desfontaines, inspecteur du travail, dans AA n° 39, avril 1999, pp. 18-19.
(2) Allaitement maternel au magasin et à l’atelier, Conseil supérieur du travail, 1916.

publié dans Allaiter Aujourd'hui n° 53 LLL France 2002

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13 mai 2005

Le réflexe d'éjection trop fort

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Le réflexe d’éjection trop fort


bb2Cette situation non exceptionnelle est souvent déroutante, car elle peut induire des symptômes, des conséquences et des mesures thérapeutiques variables suivant les mères. Les principaux résultats en sont un bébé " à coliques " et une maman stressée et découragée. Il n’est pas toujours possible d’apporter un remède totalement efficace à cette situation qui s’ améliore très souvent avec le temps. Toutefois, certaines suggestions pourront rendre la relation d’allaitement plus gratifiante pour la mère et le bébé.

bb21Le réflexe d’éjection est le " service de livraison du lait " : c’est l’ éjection active du lait hors de la glande mammaire sous l’influence de la contraction des cellules musculaires entourant les acini. Il est commandé par l’ocytocine. Une quantité de lait variable s’accumule dans le sein entre les tétées. En particulier, le lait de début de tétée, dans les sinus lactifères situés derrière le mamelon, encourage le bébé à téter, ce qui déclenchera le réflexe d’éjection. Toutes les mères ont des réflexes d’ éjection. toutes les quelques minutes, même si, généralement, seul le premier est ressenti.

Il se signale par :

* Une sentation de tension, de picotement, de chatouillement ... dans les seins.
* L’écoulement du lait du sein tété, et souvent du sein contro-latéral (surtout pendant les premières semaines).
* Des contractions utérines en post-partum précoce.
* Un changement de rythme dans la succion du bébé ; de rapide, elle devient lente et régulière, avec des déglutitions tous les 1 à 2 mouvements de succion.
* L’apparition de lait au coin des lèvres du bébé.
* Une sensation de relaxation et de soif chez la mère.



bb22Chez certaines femmes, ce réflexe est très fort, le lait pouvant gicler avec violence à plusieurs mètres. Le problème chez une telle mère est : " trop et trop vite ". Une telle quantité de lait arrivant avec autant de force pourra dépasser les capacités de déglutition du bébé. Chez certaines mères, cela s’accompagne d’une sécrétion lactée très abondante, tandis que chez d’autres la sécrétion lactée est " normale ", voire insuf-fisante. Les conséquen-ces et les moyens de remédier à la situation varieront donc suivant les circonstances et l’âge du bébé.


bb23Une composante psychologique ?

"J’ai trouvé un moyen infaillible d’inhiber le réflexe d’éjection :

chaque fois que j’ai demandé à quelqu’un de photographier mes "superbes" réflexes, j’étais tellement tendue en les attendant... qu’ils ne sont jamais venus !!! "

"Je me demande s’il n’y a pas une part psychologique importante chez moi. Je suis très sensible, j’ai facilement les larmes aux yeux. Comme les larmes d’émotion, mon lait me submerge lorsque je vis une maternité intense."


bb24Pendant les premières semaines

Parfois, la mère comprend où se situe le problème, en voyant son lait gicler avec une telle force que son bébé s’étrangle pendant les tétées. Mais il arrive régulièrement qu’elle ne comprenne pas le comportement déroutant de son bébé. La description qu’elle pourra alors vous faire du problème sera la suivante :

* mon bébé a des coliques
* mon bébé vomit souvent
* mon bébé n’aime pas téter
* mon bébé est trop goulu, il a une très forte succion et s’étrangle
* je n’ai pas assez de lait
* j’ai trop de lait
* mon bébé est allergique à mon lait


bb25Symptômes

Ils peuvent être très variés, et beaucoup d’entre eux peuvent provenir de tout autre chose. Il sera donc nécessaire de bien réfléchir avant d’attribuer ces symtômes à un réflexe d’éjection trop fort.

* Le plus souvent le bébé a une courbe de croissance satisfaisante ; sa prise de poids peut même être impressionnante de rapidité. Il détrempe ses couches ; il a des selles fréquentes, pouvant être vertes et mousseuses, car il avale beaucoup d’air et/ou beaucoup de lait de début de tétée riche en lactose, ce qui accélère le transit et augmente la fermentation. Il est bien tonique et éveillé. Il peut avoir une succion très vigoureuse. Certains bébés ont des tétées très courtes (quelques minutes parfois), et/ou ne tètent que pour manger, et pas pour s’apaiser ou se réconforter.

* Le tout début de la tétée se passe généralement bien, mais les choses se gâtent lorsque survient le réflexe d’éjection : devant l’afflux du lait, le bébé tousse, s’étrangle, crache, déglutit très bruyamment... Certains bébés arrivent à régler le problème en laissant dégouliner le lait, alors que d’ autres lâchent le sein en hurlant, voire même en arrivent à refuser de prendre le sein.

* Le bébé est souvent agité pendant la tétée, ce qui peut donner l’ impression à la mère qu’elle n’a pas assez de lait. Le bébé peut donner l’impression d’être perpétuellement affamé, et sucer fréquemment ses doigts.
* Il régurgite souvent. Il souffre de coliques, et pleure pendant des heures. Il a beaucoup de gaz, car il avale beaucoup d’air pendant les tétées. Il dort mal, s’éveille souvent, surtout dans l’après-midi et la soirée, ce qui, là encore, donne à sa mère l’impression qu’il n’a pas eu assez de lait.

* Alors que la plupart des mères ne sentent guère que le premier réflexe d’éjection, la mère pourra en ressentir plusieurs pendant la tétée. Ils pourront être suffisamment douloureux pour faire redouter la mise au sein à la mère, et s’accompagner en post-partum précoce de contractions utérines elles aussi très douloureuses.

* Il arrive qu’une mère ait le même problème avec plusieurs enfants successifs. Elle pourra alors décrire des bébés très toniques, ayant une succion très vigoureuse. Il est possible qu’un tel problème soit dû à la conjonction d’une prédisposition maternelle et d’une certaine façon de téter de l’enfant.

bb26Variations personnelles

Un "truc" découvert par une mère de ma clientèle : quand le bébé réclame, juste après avoir dégrafé son soutien-gorge, elle fait patienter son bébé quelques instants pendant lesquels elle laisse s’échapper le premier jet (le lait gicle tout seul) ; puis elle applique fortement ses doigts sur le bout du sein, comme pour contenir le jet (comme pour une bouteille de champagne !). Elle maintient cette pression pendant quelques secondes, pendant que son bébé patiente (ou s’impatiente), puis le met au sein. Le flot est alors plus régulier, moins fort, et le bébé est plus calme. Même si ce n’est pas toujours facile pour elle de faire attendre son bébé, cela lui permet d’éviter les interruptions ultérieures, ainsi que l’impression d’une tétée "anarchique"

Dr Martine FAUVEL

bb27Identifier le problème

Vous ne rencontrerez pas obligatoirement tous les symptômes décrits ci-dessus, certains bébés tolérant mieux la situation que d’autres. D’autre part, il ne faut pas oublier que les bébés qui ne reçoivent pas assez de lait peuvent présenter un certain nombre de symptômes similaires, tels qu’ agitation au sein, pleurs fréquents, désir de téter souvent. Il sera donc nécessaire d’évaluer soigneusement la situation, d’autant qu’à terme, un réflexe d’éjection trop fort peut éventuellement induire une stagnation staturo-pondérale. La surveillance de la courbe de croissance, ainsi que le suivi des urines et des selles sera indispensable. Mais l’ensemble des signes suivants sera très évocateur :

* Le comportement du bébé pendant la tétée, en particulier lors du réflexe d ’éjection.
* Beaucoup de couches mouillées.
* Une croissance pondérale satisfaisante, voire très rapide
* Un développement normal.
* Aucun problème médical chez l’enfant.

bb28Que proposer

Un certain nombre de suggestions pourront être faites. Les techniques qui s’avèreront efficaces pourront être différentes suivant les mères. Il sera donc nécessaire d’être persévérant, d’en essayer plusieurs, et de voir ce qui convient le mieux à chaque mère.

* Enlever le bébé du sein lorsque survient le réflexe d’éjection, et laisser le lait couler (prévoir une serviette pour l’éponger, ou un récipient pour le recueillir, selon le désir de la mère). Remettre le bébé au sein lorsque le lait a cessé de gicler. Certains bébés patientent calmement (voire lâchent le sein d’eux-mêmes pour le reprendre au bout d’un instant), mais d’ autres sont très frustrés. Parfois, un nouveau réflexe d’éjection survient après peu de temps, et il faut réenlever le bébé du sein.

* Tirer un peu de lait juste avant de mettre le bébé au sein, (ou essayer de mettre une coquille 15 mn avant la tétée) de façon à déclencher le premier réflexe d’éjection qui est généralement le plus violent. Cela sera particulièrement utile quand le bébé est très frustré d’être retiré du sein. En général, il suffit de tirer du lait d’un seul sein, de débuter la tétée par ce sein, et de laisser le lait couler de l’autre pendant que le bébé tète.

* Certaines mères trouveront très efficace de mettre le bébé au sein régulièrement (toutes les deux heures). Cela réduira la quantité de lait présente dans les canaux lactifères, ce qui pourra diminuer la pression intra-mammaire, et donc la force du réflexe d’éjection. Chez un certain nombre de mères, plus le bébé tètera souvent, moins le flot de lait éjecté sera abondant.

* D’autres mères trouveront au contraîre beaucoup plus efficace d’espacer les tétées (attendre 3 heures entre chaque tétée) voire de n’offrir qu’un seul sein à chaque tétée. Bien que cela soit l’opposé de ce qui est souvent conseillé aux mères, cela pourra aider en la circonstance, en diminuant la stimulation mammaire, surtout si la mère a une sécrétion lactée très abondante. La plupart des mères penseront qu’elles n’ont pas assez de lait si leur bébé est agité pendant et entre les tétées, car c’est la principale crainte de toutes les mères. Elles pourront ne pas réaliser qu’elles ont au contraîre trop de lait, même devant la prise de poids accélérée de leur bébé. Avant de faire cette suggestion, il est toutefois très important de vérifier la croissance pondérale, pour ne proposer cette option qu’aux mères qui connaissent bien la loi de l’offre et de la demande, dont le bébé a une bonne croissance, et de surveiller les couches du bébé. Pendant les périodes où le bébé est grognon et veut téter très souvent, il pourra même être utile de suggérer à la mère de lui proposer le même sein plusieurs fois de suite, et ce pendant plusieurs heures. Si l’autre sein commence à être engorgé, la mère pourra tirer un peu de lait pour se soulager, mais uniquement dans ce but ; le propos n’est pas de " vider " le sein.

* Faire faire fréquemment des rôts au bébé. L’enlever souvent du sein, surtout s’il est agité ou semble avoir du mal à avaler tout le lait qui arrive, et le faire roter pour éliminer l’air avalé. Lui masser le ventre, lui tapoter le dos...

* Allaiter le bébé dès qu’il se réveille ou est sur le point de se réveiller ou de s’endormir. Il sera plus calme et détendu. S’il n’est pas trop affamé, il tètera moins vigoureusement. Le lait arrivera moins vite. Souvent, les tétées nocturnes se passent mieux : le bébé tète plus calmement, il avale moins d’air, et se rendort plus facilement. Dans la journée, allaiter dans une ambiance calme, loin des cris et des jeux des autres enfants (dans la mesure du possible !).

* Varier les positions. Les choses pourront être plus faciles si le bébé est mis au sein dans une position qui facilitera l’élimination du surplus de lait. Si la mère est en position assise, elle peut mettre son bébé dans une position plus verticale, en inclinant son buste en arrière, ou en asseyant le bébé à califourchon sur ses genoux (prévoir des coussins). Elle peut allaiter allongée sur le côté. Elle peut aussi s’allonger sur le dos, et placer le bébé sur son ventre ou en travers de sa poitrine (en lui soutenant le front avec une main).

bb29Lorsque la mère a un reflexe d’ejection fort et que le bébé s’etrangle ou avale trop d’air, on peut suggerer à la mère d’installer le bébé de façon que son cou et sa gorge soient plus hauts que le mamelon. Elle peut le faire en essayant ces differentes positions en partant de la position "madone" c’est à dire la position "classique":

1) ajouter un oreiller sous le bébé et s’ incliner légèrement vers l’arriere de façon que la poitrine pointe vers le haut

2) s’incliner vers l’arriere dans une berceuse, les pieds reposant sur un tabouret ou une table basse et les genoux pliés. En position " ballon de football, s’incliner en arrière. "ballon de football" le BB fait face à sa mère, blotti contre elle, sous son bras. La partie inférieur de son corps repose sur l’oreiller, près du coude de la mère et ses fesses touchent le dossier de la chaise, du sofa ou le mur si la mère allaite dans son lit. La partie superieure du dos du BB repose sur l’avant bras de la mère et la main de celle-ci soutient la nuque du bébé. Il sera préférable que cette mère ne tire pas son lait sur une base régulière, car cela peut aggraver le problème. Si elle le fait déjà, vous pouvez lui suggérer d’arrêter progressivement. De même, le port permanent de coupelles pour recueillir le lait, par la stimulation des seins que ces dernières induisent, peut entretenir le problème. Supprimer ces coupelles (utiliser des coussinets d’allaitements, des mouchoirs, des morceaux de couches, des gants de toilette... pour éponger le lait) pourra grandement améliorer la situation. Si la mère a beaucoup de lait, elle peut aussi prendre des tisanes de sauge bien "tassées" pendant quelques jours (arrêter progressivement).

bb210Après les premières semaines

Quand le bébé grandit, certains des problèmes causés par un réflexe d’éjection trop fort s’atténuent. Par contre, d’autres peuvent apparaître. Il arrive que la mère ne réalise que tardivement que les choses ne se passent pas bien, car le bébé n’avait pas trop de coliques, ou on lui avait dit que ces coliques passeraient avec l’âge. La mère peut aussi avoir pensé qu’il était normal que son bébé semble s’étouffer sous la quantité de lait.

Posté par balqis à 10:11 - Réussir son allaitement - Commentaires [0] - Permalien [#]
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