07 octobre 2008
Sélections de tires-lait
3 tires-lait sélectionnés par Claude Didierjean-Jouveau
Un
bon tire-lait se doit d’être efficace et de ne pas provoquer de douleur
à l’usage. En voici trois, parmi les meilleurs. (A noter qu’on peut
aussi tout à fait tirer son lait à la main, sans aucun accessoire.)
![]() |
Un tire-lait manuel : le Harmony de chez Medela Simple à monter et démonter, pratique à entretenir. Téterelle souple et douce. Poignée pivotante ergonomique. 5 tailles de téterelles (selon la grosseur des seins de la maman). • Le + : il permet une « expression à deux phases » (technologie Medela) pour imiter la succion du bébé. • Le - : le prix (mais il les vaut). • Prix : environ 60 € • Points de vente : en pharmacie, chez les vendeurs de matériel de puériculture, et sur de nombreux sites de vente Internet. • En savoir plus : Medela.fr |

Petit, très facile à transporter. 5 tailles de téterelles. Fonctionne sur secteur ou avec des piles.
• Le + : il utilise lui aussi la technologie « expression à deux phases ».
• Le - : dommage qu’il n’existe qu’en simple pompage.
• Prix : environ 160 €
• Points de vente : en pharmacie, chez les vendeurs de matériel de puériculture, et sur de nombreux sites de vente Internet.
• En savoir plus : Medela.fr

Petit, léger et très discret. Equipé d’un diaphragme empéchant tout passage de lait dans le moteur.
• Le + : livré dans une sacoche de transport qui fait en même temps glaciaire.
• Le - : le moteur étant plus léger que ceux d’autres tires-lait électriques (tels que le Lactina ou le Symphony de chez Medela), il est probable qu’il ne survive pas à trois générations !
• Prix : disponible à l’achat (300 €) ou à la location (20 € avec les accessoires ou 12 € sans).
• Points de vente : en pharmacie, chez les vendeurs de matériel de puériculture, et sur de nombreux sites de vente Internet.
• En savoir plus : Almafil.com
source article
[recherche de témoignage]
Appel à témoignage : étude sur les selles rares des bébés allaités

Marie Courdent est consultante en lactation IBCLC, animatrice à La Leche League depuis 20 ans et puéricultrice en PMI. Elle a souvent rencontré des mères dont l'enfant allaité, par ailleurs bien portant, avait des épisodes de selles rares. Certains ont subi des explorations médicales pour une situation qui semble très courante mais méconnue des professionnels de santé. La littérature médicale internationale est très pauvre sur le sujet. Il est abordé dans le chapitre des constipations de l'enfant, alors que ce n'en est pas une.
Marie Courdent a mis en place un questionnaire qui a pour but d'étudier ce qui se passe au niveau de l'enfant et de répertorier ce que font les mamans confrontées à ces situations. Cette étude rentre dans le cadre de son mémoire pour le Diplôme Inter Universitaire de Lactation Humaine et Allaitement Maternel (Université de Lille 2008).
L'enquête concerne les bébés qui :
- sont en bonne santé,
- sont âgés actuellement de 10 jours (à condition qu'ils aient repris leur poids de naissance) à 8 mois,
- sont toujours allaité exclusivement,
- et présentent actuellement des épisodes de selles rares (moins d'une selle par jour).
Si vous ne rentrez pas dans ces critères, parce que votre bébé est plus âgé par exemple, ou par ce qu'il a eu des selles rares dans le passé mais plus maintenant, vous pouvez participer en envoyant des témoignages qui enrichiront son mémoire.
Pour se procurer le questionnaire :
marie.courdent@gmail.com
Les questionnaires seront collectés jusqu'à fin juillet 2008.
Merci d'avance pour votre aide et votre participation.
03 octobre 2008
Tisanes Allaitement Weleda

Boire suffisamment est essentiel pour bien allaiter :
de l’eau et des tisanes, de préférence à base de plantes qui favorisent la lactation comme le fenugrec, l’anis, le cumin noir (carvi) et le fenouil.
Weleda les a associées à la verveine citronnelle dans sa nouvelle Tisane Allaitement.
Et parce que les traces de pesticides et engrais chimiques sont susceptibles de passer dans le lait maternel, les plantes qu’a choisies Weleda pour cette tisane sont entièrement issues de l’agriculture biologique.
Composition :
* Fenugrec* (graine)
* Anis* (fruit)
* Carvi* (fruit)
* Fenouil* (fruit)
* Verveine* (feuille)
* issu de l'agriculture biologique
Certification : BDIH
Points de vente : pharmacies, parapharmacies et magasins bio
Néo - sein
Une affiche réalisée par des groupes québécois
d'entraide à l'allaitement maternel
02 octobre 2008
La Grande Tétée 2008

Qu'est ce que la Grande Tétée?
L'idée de départ de la GTT prend sa source en 2006 à Manille aux
Philippines, près de 4000 mères ont accompli un nouveau record du monde
d'allaitement maternel en simultané pour sensibiliser l'opinion aux
avantages de l'allaitement.
La photo a fait le tour du monde et inspiré les mamans françaises.
Quels sont les objectifs de la GTT?
=> Fournir une information fiable sur la pratique de l'allaitement maternel
=> Constituer des réseaux d'entraide sur l'allaitement
=> Montrer l'image actuelle de l'allaitement maternel: travailler, sortir et allaiter sont totalement compatibles.
Des laits interchangeables ...vraiment ?

Des laits interchangeables... vraiment ?
A force de l'acheter embouteillé en magasin, on finit par
croire que le lait est un aliment comme un autre, un quelconque sous-produit de
l'élevage... Pourtant, le lait n'est pas un aliment anodin, mais un aliment
biologique très spécifique. La seule substance qui soit produite uniquement par
les femelles du genre animal des mammifères auquel nous appartenons. Le seul
aliment capable de nourrir à lui seul un bébé de longs mois durant, alors même
qu'il est dans une phase majeure de croissance cérébrale et physique.
Dans des temps moins modernes, alors que la science ne
cherchait pas encore à tout expliquer, la sagesse populaire parlait communément
de "grossesse de sang" et de "grossesse de lait". Or les
nombreux travaux menés au cours du XXème siècle ont permis de démontrer et de
faire admettre la réalité de cette spécificité très humaine.
En effet, aucune autre espèce ne voudrait de la larve qu'est
le petit de l'homme à sa naissance. Totalement dépendant des soins d'adultes
maternants, il n'acquière son autonomie de déplacement qu'après une deuxième
période, vécue ex-utéro, d'une durée sensiblement égale à la première, vécue
in-utéro. C'est la rançon de l'évolution qui nous a fait nous verticaliser,
rendant par là-même notre bassin plus étroit, favorisant l'accroissement de
notre cerveau, et donc de notre boîte cranienne. Un bassin plus étroit, une
tête plus grosse, l'adaptation trouvée pour notre survie a été de naître avant
terme, très prématurément au regard des autres mammifères qui ont généralement
achevé leur développement psychomoteur à la naissance.
La nature a fait en sorte que nous puissions naître, sans
décéder ou tuer notre mère. Ainsi nous pouvons cesser de nous développer en son
sein... et nous retrouver sur ses seins nourriciers pour y poursuivre notre
développement de manière optimale...
Fabriqué par chaque mère mammifère pour nourrir ses petits,
les différents laits animaux sont extrêmement divergents. Leur adaptation aux
besoins spécifiques de chaque espèce est parfaite. Ils répondent à tous les
besoins nutritionnels du bébé mais aussi aux besoins liés à son développement
particulier, grâce à leurs éléments constitutifs, si nombreux qu'on ne les
connaît pas encore tous, si complexes qu'on n'a pas encore décodé toutes leurs
fonctions...
Les effets bénéfiques de l'allaitement maternel sur la santé
sont largement étudiés depuis les années 80. Mais notre langage est biaisé, car
on devrait plutôt parler des effets négatifs de l'alimentation au lait de
substitution.
Préparés à base de lait de vache -rappelons-le, car tout le
monde ne le sait pas-, les laits de substitution ont des effets majeurs sur le
développement à cause, notamment, des facteurs de croissance, spécifiques à
chaque lait.
Il est vraisemblablement raisonnable d'affirmer aujourd'hui
que l'augmentation de notre taille au cours des derniers siècles est due en
bonne partie à la progression de la consommation des produits laitiers (très
majoritairement à base de vache) dans notre alimentation. Cela peut paraître
une bonne chose à première vue, mais l'est-ce vraiment ? Etre plus grand ne
veut pas dire avoir des os plus solides, au contraire, si l'on observe le
risque de fracture et d'ostéoporose très important dans nos sociétés
consommatrices de produits laitiers, pourtant censés apporter tout le calcium
nécessaire à nos os...
Le non-allaitement a aussi des effets sur notre croissance
pondérale. Il a été démontré que la croissance des enfants allaités diffère de
celle des enfants nourris au lait de substitution, tant et si bien que l'OMS
révise actuellement les courbes de croissance des carnets de santé à partir
d'enfants allaités selon leurs recommandations (6 mois d'allaitement exclusif).
Et l'on sait aussi maintenant que l'allaitement maternel réduit le risque
ultérieur d'obésité, d'une manière véritablement dose-dépendante à la dose de
lait maternel reçue. La composition même du lait est bien là encore en cause.
Enfin, selon une étude d'avril 2002, le lait de vache
provoquerait une altération de l'ADN des enfants qui en sont nourris. Consommer
dès la naissance un autre lait que celui prévu par la nature, serait donc
source de mutations...
Quand aux effets sur l'intelligence, ils restent
controversés malgré différentes études publiées. Les détracteurs de cet aspect
d'un bénéfice possible de l'allaitement maternel affirment qu'il est difficile
d'évaluer la part de l'aspect nutritif de celle de l'aspect relationnel induit
par l'allaitement au sein. Pourtant une étude l'a fait, en prenant pour
population des enfants prématurés nourris de lait maternel, ou non, par sonde
de gavage. Elle a montré un impact évident sur leur QI.
Il reste encore beaucoup de choses à découvrir et à étudier
sur la composition du lait humain, mais tout permet de penser qu'il joue un
rôle important non seulement pour la protection de l'enfant pendant la période
d'allaitement, mais aussi à plus long terme, en raison de son impact sur la
mise en place du système immunitaire global de l'enfant.
Différentes études ont en effet prouvé que l'allaitement
maternel offre une protection significative contre les allergies, contre
l'obésité, contre le diabète, contre les maladies neurologiques, bref, contre
la plupart des maux qui connaissent aujourd'hui une véritable explosion et
constituent des enjeux de santé publique majeurs. Est-ce vraiment un hasard ?
Je suis convaincue que non, et que nous payons aujourd'hui les conséquences du
nourrissage précoce et massif de nos nouveaux-nés avec le lait d'une autre
espèce.
Bien sûr les arguments santé ne suffisent pas à eux seuls à
faire allaiter une maman qui ne le "sent vraiment pas". Ces mamans-là
ont besoin d'un accompagnement particulier qui leur permettrait de comprendre
et dans la plupart des cas, de lever leurs blocages. Mais les arguments santé
peuvent au moins influencer les mamans qui hésitent ou choisissent
l'alimentation au biberon et lait de substitution seulement pour pouvoir
"laisser bébé de temps en temps" (car ce n'est pas incompatible avec
l'allaitement exclusif).
Pour cela encore faudrait-il que les futures mères reçoivent
durant leur grossesse une information claire et objective sur l'allaitement
maternel, comme le préconise la troisième recommandation du label "Hôpital
ami des bébés". Ce qui n'est bien entendu absolument pas le cas
aujourd'hui en France. Se cachant derrière la soi-disante volonté de ne pas
culpabiliser les mamans qui ne désirent pas allaiter, les professionnels de
santé dans leur majorité ne donnent aucune information sur l'allaitement, et
masquent ainsi, au mieux leur incompétence, au pire leur propre culpabilité de
ne pas avoir allaité leurs enfants.
Il serait donc temps de sortir de ce discours stérile et de
mener enfin une véritable campagne d'information pour l'allaitement et de formation
des professionnels, compte-tenu des enjeux de santé publique qu'il représente,
comme on mène campagne contre le tabac. Et puisque la mesure semble fonctionner
pour ce dernier, pourquoi ne pas taxer les laits de substitution et utiliser
l'argent ainsi récolté pour fournir une information et un soutien à
l'allaitement maternel qui soit enfin de qualité...
Emmanuelle Blin - Editorial de mars 2004.
Toujours la même référence : maternage.free.fr
Allaitement & culpabilité

Un des arguments les plus puissants utilisés par de nombreux professionnels de santé, agences gouvernementales et fabricants de lait artificiel afin de ne pas promouvoir et soutenir l'allaitement maternel, c'est : « nous ne devons pas culpabiliser la mère qui n'allaite pas ». Même certains des fervents défenseurs de l'allaitement sont désarmés par ce stratagème qui veut « que les mères ne se sentent pas coupables ».
Parce qu'en fait, ce n'est rien d'autre qu'un
stratagème.
C'est un argument qui détourne l'attention d'un manque de connaissance et de compréhension de la plupart des professionnels de la santé à propos de l'allaitement. Cela les autorise à ne pas se sentir coupables de leur ignorance sur l'aide à apporter aux femmes pour surmonter les difficultés durant l'allaitement, qui auraient pu être maîtrisées et qui généralement auraient même pu être prévenues si on ne sapait pas les tentatives d'allaitement des mères. Cet argument permet aux fabricants d'aliments artificiels et aux professionnels de la santé de faire circuler de la documentation sur les préparations pour nourrissons ainsi que des échantillons aux femmes enceintes et aux jeunes mères sans le moindre scrupule, bien qu'il soit prouvé que cette littérature et ces échantillons diminuent le taux et la durée de l'allaitement.
Jetons un coup d'oeil à la réalité.
Si une femme enceinte va trouver son médecin et reconnait fumer un paquet de cigarettes par jour, n'y-a-t-il pas de fortes chances qu'elle ressorte du cabinet en se sentant coupable de mettre ainsi en péril la santé de son bébé ? Si elle avoue boire quelques bières de temps en temps, n'y-a-t-il pas de fortes chances qu'elle quitte le cabinet en se sentant coupable ? Si une mère reconnaît dormir dans le même lit que son bébé, la plupart des praticiens ne vont-ils pas la culpabiliser pour cela bien que ce soit la meilleure chose pour elle et son enfant ? Si elle se rend au cabinet médical avec son nouveau-né âgé d'une semaine et qu'elle dit au médecin le nourrir avec du lait homogénéisé à 3 %, quelle sera la réaction du médecin ? La plupart s'effondreraient littéralement et feraient une crise. Et ils n'auront alors aucun problème à ce que les mères se sentent coupable de nourrir leur bébé avec du lait de vache et là, ils feront pression pour qu'elle donne un substitut de lait maternel au bébé (notez bien : pas de pression pour qu'elle allaite parce que « vous ne voudriez pas faire en sorte qu'une femme se sente coupable de ne pas allaiter »).
Pourquoi autant d'indulgence pour les substituts ?
La raison, bien sûr, c'est que les industries alimentaires infantiles ont tout à fait réussi à convaincre une bonne partie de l'humanité, grâce à la publicité, que ces substituts sont pratiquement aussi bons que le lait maternel et que, par conséquent, il n'est pas nécessaire de faire toute une histoire à propos du non-allaitement des femmes. Comme l'a dit ici, à Toronto, le vice-président de Nestlé : « sans aucun doute, la publicité est efficace ». Ces messages apaisent aussi la conscience de beaucoup de professionnels de la santé dont les enfants n'ont pas été allaités. « Je ne vais pas culpabiliser les femmes de ne pas allaiter parce que je n'ai pas envie de me sentir coupable envers mes enfants qui n'ont pas été allaités ».
Examinons tout cela de plus près.
Les substituts de lait maternel sont théoriquement certainement plus appropriés aux nourrissons que le lait de vache. Mais en fait, aucune étude ne démontre la moindre différence entre les bébés nourris au lait de vache et ceux nourris à l'aide de ces préparations. Pas une. Le lait maternel, et l'allaitement au sein, à distinguer de l'alimentation au lait maternel, a beaucoup plus d'avantages théoriques par rapport aux substituts que ceux-ci par rapport au lait de vache (ou tout autre lait animal). Et nous commençons tout juste à connaître ces avantages. Pratiquement chaque jour, de nouvelles études nous en révèlent. Mais il existe également d'abondantes données cliniques démontrant que, même dans les sociétés industrialisées, les bébés allaités, et incidemment leurs mères, sont en meilleure santé que les bébés nourris artificiellement. Ils ont bien moins d'otites, de maladies gastro-intestinales ainsi que moins de risques de développer un diabète infantile et beaucoup d'autres maladies. Les mères ont moins de risques de développer un cancer du sein ou des ovaires et sont très probablement protégées contre l'ostéoporose. Et ce ne sont là que quelques exemples.
Alors, comment devrions-nous aborder le soutien à
l'allaitement ?
Toutes les femmes enceintes et leurs familles doivent connaître les risques de l'alimentation artificielle. Toutes devraient être encouragées à allaiter et toutes devraient recevoir le meilleur soutien possible afin de démarrer correctement l'allaitement dès la naissance du le bébé. En effet, les meilleures intentions du monde ne pourront rien pour une mère qui souffre de douloureuses crevasses aux mamelons à cause d'un bébé mal positionné au sein. Ni pour une mère à qui on a dit, pratiquement toujours à tort, d'arrêter l'allaitement à cause d'un traitement médicamenteux ou d'une maladie chez elle ou son bébé. Ni pour une mère dont la mise en route de l'allaitement ne se fait pas correctement à cause de mauvaises informations. Ne vous faites pas d'illusions là-dessus : c'est souvent l'avis des professionnels de la santé qui est principalement en cause dans l'échec de l'allaitement d'une mère ! Si les mères reçoivent de l'information à propos des risques inhérents à l'alimentation artificielle et décident tout de même de recourir aux substituts de lait maternel, elles feront alors un choix en toute connaissance de cause. Cette information ne doit pas venir des fabricants de préparations pour nourrissons eux-mêmes, comme c'est souvent le cas. Leurs dépliants présentent quelques avantages de l'allaitement pour ensuite laisser entendre que les préparations sont en fait pratiquement aussi bonnes. Si les mères reçoivent la meilleure aide possible pour allaiter et trouvent que l'allaitement ne leur convient pas, je ne leur en ferai pas le reproche. C'est important de savoir qu'une femme peut passer facilement de l'allaitement au biberon. Dans les premiers jours ou les premières semaines, cela ne pose pas de gros problèmes. Mais l'inverse n'est pas vrai. C'est la plupart du temps très difficile, voire impossible (bien que pas toujours).
Finalement, qui se sent coupable à propos de l'allaitement ? Pas les femmes qui ont fait un choix éclairé avant d'opter pour le biberon. Ce sont plutôt celles qui auraient voulu allaiter, qui ont essayé, mais qui ont échoué. En fait, pour prévenir la culpabilisation des femmes n'ayant pu allaiter, il ne s'agit pas d'éviter de promouvoir l'allaitement; il faut en faire la promotion, mais conjuguée à un soutien de qualité alliant connaissances et savoir-faire. Ce n'est pas ce qui se passe dans la plupart des pays nord-américains ou européens.
Traduction de « Breastfeeding and Guilt », août 1997.
Dr Jack Newman, MD, FRCPC
Levez la main contre les fessées !

Je relaye... Pour soutenir l'abolition des châtiments corporels sur les enfants, levons la main contre la fessée.
Signez ici
la pétition contre la violence éducative...
17 janvier 2007
Personne ne manque de lait !
La peur, que dis-je, la terreur, parfois obsessionnelle d'un très grand nombre de mères en occident est de manquer de lait.
Pourtant nous sommes le plus souvent bien (souvent trop) nourries, chauffées, ne risquons pas de périls pour notre vie et celle de nos proches au contraire de nos ancêtres durant des centaines de milliers d'années et au contraire, hélas encore, d'une bonne partie des femmes de la planète aujourd'hui même.... lesquelles allaitent !
L'espèce humaine a survécu en grande partie tout ce temps magré famines et périls, guerres et maladies... grâce à l'allaitement.
Alors d'où nous vient cette angoisse ?
Historiquement, elle vient au départ d'une période où en hôpital on a beaucoup testé le lait maternel pour savoir "s'il était assez riche" et la conclusion était quasiment toujours négative car on prélevait le lait de début de TT (plus facile à récupérer puisqu'il sort en jets) lequel est précisément déshydratant et non gras ! Donc des générations de femmes se sont entendues dire que leur lait n'était pas suffisant...
Ensuite, comme pour l'accouchement, la prise en main des médecins, généralement hommes au départ, sur les évènements comme naissance et alimentation des tout petits dans une démarche délibérément "anti matrones" lesquelles avaient l'expérience mais pas "le savoir" (mais ceux qui prétendaient l'avoir étaient et sont souvent encore bien plus ignorants qu'elles)... du coup sont apparues des prescriptions débiles et souvent criminelles comme coucher les BB sur le ventre ou espacer les TT, ne pas les faire durer plus de tant, dégainer le "complément" à la moindre occasion, etc... pour ce qui concerne l'allaitement évidemment, c'est le plus sûr moyen de manquer effectivement de lait...
Naturellement se sont engouffrés là dedans les fabricants de lait de vache industriel qui ont colonisé, sponsorisés et phacocyté à leur sauce les magasines grand public pour parents où jusqu'à la période récente il ne pouvait être dit une seule chose censée sur l'allaitement..
Parler d'allaitement était nécessairement parler des problèmes de l'allaitement, et donc notamment du soi-disant "manque de lait"
Le biberon est devenu à ce point l'étalon or, qu'il imprime dans les esprits des mères comme dans les conseils et pratiques hospitalières et médicales l'idée que le sein est un réservoir qui se remplit et se désemplit, l'idée qu'un BB doit téter de moins en moins souvent et arriver à un moment à 3/4 TT/jour,etc. bref tout ce qui fait capoter rapidement un nombre considérable d'allaitement et effectivement fait baisser dangereusement la lactation.
Autant dire que l'on a toutes le cerveau lavé même quand on pense que l'allaitement c'est naturel. Et qu'il va falloir d'abord suivre un programme de déconditionnement cérébral (par exemple en lisant tout ce qu'il y a sur ce forum ou en allant à des tas de réunions d'allaitement) avant de pouvoir l'aborder sereinement.
Il est temps de rappeler une évidence : nous avons toutes assez de lait. Sur une journée, tout le monde produit la bonne quantité pour son enfant. Pour certaines femmes/bébés/seins, il va falloir pour cela plein de TT, pour d'autres un peu, voire plus rarement beaucoup moins.
Certains jours BB tète beaucoup plus. Ce peut être qu'il a plus soif, qu'il a plus besoin de maman (maladie, dents... maman absente...), qu'il fait une poussée de croissance, qu'il est un bb aux besoins intenses.
Chaque fois que l'on suit la demande de son petit, on ne peut qu'avoir raison. Un bébé allaité à la demande, même importante, sans interférence d'un biberon ou d'une tototte, ne deviendra jamais malingre ou
obèse. Il prendra juste ce qu'il faut.
Donc du balais les mauvaises pensées : vous avez ce qu'il faut, tout ce qu'il faut, rien que ce qu'il faut.
Donc 


Article de Grandma2 ==> Merci
16 septembre 2006
Quelques recettes au Lait Maternel
Crème dessert vanille (ou chocolat)
Faîtes chauffer doucement 1 verre de lait maternel dans une casserole, puis, dès frémissement, ajoutez en pluie deux cuillères à café de farine infantile sucrée à la vanille. Remuez, éteignez le feu, mettez au frais pendant 4 h.
Pour le faire au chocolat, ajoutez une demi cuillère de cacao pur (genre van houten) ou bien utilisez une farine bébé parfumée au chocolat.
Vous pouvez aussi faire la même chose avec non pas une farine infantile, mais un peu de maîzena. Parfumez comme vous le souhaitez, avec de la vanille, du cacao, et sucrez à convenance
Recette de pouding au lait maternel
par Maureen
* 750 ml (3 tasses) de lait maternel
* 100 ml (1/3 tasse + 2 c.à table) de
fécule de maïs ou tapioca (ou un peu
plus selon la consistance voulue)
* 50 ml (1/4 tasse) de cassonade ou sucre
brun (ou moins si on veut pas mettre
trop de sucre)
* 7 ml (1 1/2 c.à thé) d’essence de
vanille ou autre essence (sirop de
chocolat par exemple).
1) Chauffer 625 ml (2 1/2 tasses) de lait dans une casserole mais ne pas faire bouillir (juste suffisamment pour que ça soit brûlant dans le but d’inactiver les lipases. Les lipases sont responsables du goût savonneux qu’a parfois le lait et empêche le pouding de bien gélifier).
2) Délayer la fécule de maïs ou tapioca dans le reste du lait froid (1/2 tasse) et ajouter au lait chaud.
3) Faire épaissir le mélange à feu doux tout en brassant sans arrêt.
4) Ajouter la cassonade (ou sucre brun) et l’essence désirée .
5) Bien mélanger.
6) Répartir en plusieurs portions selon l’appétit de l’enfant et faire refroidir au frigo.
Flans de lait maternel.
500ml de lait maternel
chauffer au bain mari, puis ajouter 4 feuilles de gélatine alimentaire. si y moins de lait appliquer une simple règle de trois.
Ces flans sont très pratique pour se rendre chez la nounou par exemple comme ça il n'y a pas de biberons, pas de tétine, et bébé téte vigoureusement lorsque maman est là.
Ces flans se conservent en moyenne 5 jours au frigo.
Béchamel
par Maureen
* 1 c.à table de margarine sans lait pour les allergiques aux PLV (ou beurre pour les autres)
* 1 tasse (250 ml) de lait maternel
* 1 ½ c.à table de farine
*épices et assaisonnement au goût
** Fromage râpé selon le goût si pas allergique aux PLV (protéines de lait de vache)
1) Faire fondre la margarine ou le beurre dans un poêlon.
2) Délayer la farine dans la margarine/ beurre fondu pour faire une consistance crémeuse.
3) Ajouter graduellement le lait et remuer jusqu’à épaississement de la sauce.
*** Pour les non allergiques aux protéines de lait de vache, on peut ajouter du fromage râpé pour faire une sauce au fromage, sinon d'autres type d'assaisonnement.
*** ça va encore mieux si les lipases ont été détruites (chauffer un peu le lait jusqu'à ce qu'on se brûle le doigt) avant de faire la recette.
==>On peut aussi simplement faire chauffer le lait maternel sans le faire bouillir et ajouter des céréales (bouillie type blédi*) et le donner à la cuillère !
D'autres recettes à venir....





